10/01/2013

Albert Mbonerane plaide pour le parc national de la Rusizi

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Burundi – Environnement.

Albert Mbonerane plaide pour le parc national de la Rusizi

15 décembre 2012

Bujumbura, le 15 décembre 2012 (Net Press). A travers une correspondance adressée le 10 décembre 2012 à Pie Ntavyohanyuma et Gabriel Ntisezerana, respectivement président de l’assemblée nationale et président du sénat burundais, le représentant légal de l’Acve (Action ceinture verte pour l’environnement) invite les deux hautes personnalités à sauver le parc national de la Rusizi envahi par la culture de la canne à sucre de la société Tanganyika business company (Tbc) de Nahum Barankiriza.

Ambassadeur Albert Mbonerane leur demande que cette intervention soit rapide car, ce parc unique au Burundi est menacé de destruction par des investisseurs qui ignorent son importance. Principalement, il pointe du doigt la Tbc pour la culture de la canne à sucre, la Cogerco, une compagnie de l’Etat chargée de la culture du coton, de hautes personnalités burundaises qui ont acquis des terres dans cette zone inaliénable et qui dévastent le faux palmier Hyphaenabenguellensis var ventricosaIbikoko au profit de leur culture du palmier à huile.

Il signale aussi que suite à l’aménagement du territoire, le site ne couvre depuis l’an 2000 que 5.932 hectares alors qu’en 1980, il s’étendait sur 10.000 hectares. Au même moment, il a changé d’appellation passant de parc national de la Rusizi à la réserve naturelle de la Rusizi.

Le représentant légal de l’Acve reconnaît que l’investissement de Nahum Barankiriza qui menace la palmeraie unique en Afrique générera beaucoup d’emplois. Il explique néanmoins que des effets néfastes de la dégradation de cette réserve vont coûter plus chers que le bénéficie de cette sucrerie. Albert Mbonerane déplore qu’une année plus tard, le décret présidentiel n°100/282 du 14 novembre 2011 qui ramenait la superficie dudit parc à ses dimensions de 1980 n’est pas encore appliquée. Plutôt, précise-t-il, des machines continuent à déraciner le faux palmier et le décret est conservé soigneusement dans les tiroirs pendant que le parc disparaît au vu de tout le monde.

Cette contradiction lui rappelle la célèbre déclaration de Jacques Chirac lors du sommet mondial sur le développement en septembre 2002 à Johannesburg : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs… Il est temps d’ouvrir les yeux ». En paraphrasant cette déclaration, poursuit-il, nous disons aujourd’hui « Le parc national de la Rusizi brûle et ceux qui détiennent le pouvoir de le sauver regardent ailleurs ».

Pour l’Acve, ce n’est pas gratuit que le Dieu Tout-Puissant a mis cette palmeraie dans cette localité et pas ailleurs. D’où, ses membres restent convaincus que la production sucrière de Tbc ne pourra jamais jouer la fonction que le Créateur a confiée à ce parc.

Elle recommande alors aux députés et sénateurs de faire une descente sur terrain pour découvrir cette catastrophe. Une visite selon elle qui ne leur coûterait pas beaucoup d’argent puisque le parc est proche de Bujumbura et que 120 minutes seulement suffiront pour constater de leurs propres yeux cette destruction d’un écosystème dit « aire protégée ». Cette association leur recommande aussi de demander à l’Isabu de faire des analyses pédologiques pour trouver d’autres terres pouvant servir à la culture de la canne à sucre. L’autre recommandation adressée aux parlementaires est celle d’identifier l’autorité administrative qui a autorisé la société de Nahum Barankiriza à détruire cet écosystème en violation des textes légaux signés par le président de la République sur initiative du ministère en charge de l’environnement.

http://www.netpress.bi/spip.php?article5621

21:35 Écrit par Michèle | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |

SAUVEZ LE PARC NATIONAL DE LA RUSIZI ENVAHI PAR LA CULTURE DE LA CANNE A SUCRE PAR TANGANYIKA BUSINESS COMPANY

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Comment peut-on impunément passer outre le décret nr 100/282 signé le 14/11/2011 par le Président du Burundi Pierre Nkurunziza qui s'était engagé à ramener la superficie du parc national de la Rusizi à ses dimensions de 1980.

Comment peut-on impunément se moquer de la parole et des promesses de la plus haute autorité du Burundi, le Président du Burundi Pierre Nkurunziza, en bafouant allègrement et sans aucune inquiétude ce décret !!!

Y a t’il une justice au Burundi ?

Les promesses du Président sont-elles des paroles en l'air ?

Les décrets signés par le Président ont-ils une valeur au Burundi ?

Veuillez lire le document en fichier joint ci-dessous et rassurez-moi s'il vous plait !!!


sauver le parc 2.docx

00:52 Écrit par Michèle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |