11/10/2007

1963 Tremblement de terre à Buja

Janvier 1963 / Nous sommes de retour à Buja.
Quelques jours plus tard, en soirée, la terre se met à trembler. Ce n'était pas la 1ère fois, régulièrement nous avions des petites secousses sans importances, mais cette fois c'était différent,  la terre grondait, le bruit était impressionnant.
Nous nous trouvions à l'entente sportive, discutions au comptoir avec 
les 
gérants quand soudain un bruit se fait entendre, comme un grondement.
Je ne comprends pas trop ce qui se passe, tout va très vite. Je signale à la gérante que son frigo fait un drôle de bruit, un des boys passe à côté de nous en courant comme un fou vers la sortie, un beurrier à la main. En le voyant courrir ainsi ma soeur et moi éclatons de rire, on se demandait quelle mouche l'avait piqué !!!!.....et toujours ce bruit.....papa nous attrape par le bras et nous pousse vers la sortie en hurlant :
" Dehors, vite ! Sortez, c'est un tremblement de terre..... !!! " Nous nous sommes donc mis à courrir, le sol bougeait, et puis soudainement plus rien,  un silence impressionant.....!!! Nous n'avons pas eu le temps d'avoir peur !!! Un fou rire nous a repris lorsque nous avons vu revenir le boy du fin fond des terrains de tennis tenant toujours son beurrier à la main ;-))))
Le lac Tanganyika faisait tampon, les dégats n'étaient jamais trop grave à Buja, plus grave du côté d'Uvira.
Peu après les eaux du lac ont commencé à monté, la plage a disparu, le cercle nautique était sous eau ainsi que les maison près du lac.
Sur une des photos on voit que la route du bord du lac est sous eau.
Tout est rentré en ordre depuis !!!!
Souvenirs ! souvenirs !



 

 

 

00:50 Écrit par Michèle dans Bujumbura | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 1963, bujumbura, tremblement de terre |  Facebook | |

25/07/2007

Divers souvenirs !!!

J'ai demandé à mes copains d'enfance ( Burundi ) de me raconter quelques souvenirs marquants de leurs années vécues à Bujumbura.

Les tremblements de terre des années 60 en ont marqué plus d'un.

Les bestioles ( serpent, araignée, cancrelat ) en ont marqué d'autres.

En voici quelques uns !!!

En 1960,  j'étais à Bukavu, j'ai connu un grand tremblement de terre qui a affecté sérieusement Usumbura. J'étais à la maison quand j'ai cru entendre venir un très gros camion. Le sol s'est mis à trembler violemment et mon chat, affolé se tenait les quatre pattes écartées. Ce tremblement a lézardé l'un ou l'autre batiment public ( je ne sais plus lesquels) et a endommagé la jetée du port à Usa.

J'ai aussi eu une histoire de serpent, dans la salle de bains ,qui s'était enroulé autour d'un tuyau à quelques centimètres derrière moi. Cela se passait à Albertville en 1952.

Ayant vécu plusieurs années sous tente en brousse, loin de tout, j'ai bien sur plusieurs souvenirs comiques,tristes ou folkloriques, concernant aussi bien les Noirs que nous. Je les ai d'ailleurs racontés dans un récit destinés à mes enfants et qui, à ma grande surprise a intéressé d'autres personnes, famille, voisins, amis.

Et voilà! Karibu Tena.

Kitanda

 

28/06/2007

Souvenir du tremblement de terre à Buja d'André

Un jour au matin, avant de partir, ma mère me passe un coup de peigne en vitesse. Pendant ce temps, tout se met à trembler.

Nous sortons en vitesse de la maison. Ma mère nous rassure car elle avait déjà senti de petites secousses la nuit.

Nous partons à l’école. Le sujet sur place est évidemment le tremblement de terre qui vient de se passer. En classe, une deuxième secousse survient. Les fenêtres et les portes sont ouvertes comme d’habitude. Et, il n’y a pas d’étage. Chacun pour soi et nous nous retrouvons tous dans la cour de récréation. J’avais encore mon stylo en main mais le professeur m’a plaqué contre le mur et j’ai un peu mal à l’épaule. Tout se calme. Nous rentrons en classe.

Pas pour longtemps car les secousses se suivent et deviennent importantes. Une fissure s’est créée au-dessus du tableau noir. Chaque fois que nous rentrons, le professeur met un trait en bout de fissure.

Cela devient grave. Chacun par ses propres moyens doit rentrer à la maison. 

Mon père, quant à lui, a été réquisitionné par la radio locale pour envoyer les messages sur ondes courtes au départ des bâtiments administratifs. Il est à l’étage. Heureusement, passant par la fenêtre, il se retrouvait sur le toit d’une annexe. C’était la panique partout.

Rentré à la maison, je vois mon oncle réfugié fort détendu. Il faut dire qu’il avait une certaine habitude des tremblements de terre car sa région congolaise était volcanique. Il a même eu la charmante idée de me faire grimper au sommet d’un arbre afin de ne plus ressentir les secousses quand elles arriveraient. C’était dix fois plus difficile car le mouvement était fort amplifié. A ma question de ne pas tomber dans une éventuelle crevasse la nuit, il me proposait tout simplement de dormir sur un tapis en caoutchouc bien élastique.

Par la suite, nous avons visité la ville pour juger des dégâts. Le nouvel aéroport à peine terminé avait bien résisté mais les luminaires de l’aérogare étaient pendants. C’était triste à voir.

Chez un copain de classe, on passait la main dans une fissure de sa chambre à coucher. La ville avait bien résisté. Un seul atelier sur la route du lac s’était effondré.

Ces tremblements de terre auraient été provoqués par des effondrements du sol sous le lac Tanganyka. C’est pour cela qu’un raz- de-marée a été craint. Mais plus de peur que de mal.

 

Merci André                                                            

 

14:50 Écrit par Michèle dans Bujumbura | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tremblement de terre |  Facebook | |

Souvenir d'un tremblement de terre à Buja de Fanchon

Je dormais à poings fermés !

 

Je n'ai pas ressenti la secousse ni entendu le bruit, car à cette époque, comme j'étais un mutoto (j'avais 7 ans), je faisais un gros dodo.

Je me souviens juste que papa est venu nous réveiller tous et nous faire sortir de la maison. Je n'ai pas d'autre souvenir.

Pour ce qui concerne la flotte par contre, ça je m'en souviens très bien. La maison que Mme Delcroix faisait construire sur la plage a été submergée jusqu'à environ la 1/2 de la hauteur des murs.

Et effectivement, la plage qui auparavant faisait quelques dizaines de mètres (de la route jusqu'au lac) avait complètement disparue.

L'eau était vraiment très haute, car je me souviens que mes plus jeunes soeurs et moi n'avions pas pied et nous nous accrochions donc à maman ou à un des aînés.

Cela a duré très longtemps avant que la maison de Mme Delcroix ne soit à nouveau hors de l'eau et que l'on puisse la finir et y faire finalement un restaurant (le Saint-Pierre).

Lorsque j'ai quitté Buja en 1974, je pense qu'il y avait à peine un an qu'il fonctionnait.

Fanchon

14:42 Écrit par Michèle dans Bujumbura | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tremblement de terre, buja, lac tanganyika |  Facebook | |

02/10/2006

Le lac Tanganijka

Dans les années 60, suite aux tremblements de terre les eaux du lac se sont misent à monter, la plage a disparue, les maisons en bordure du lac étaient menacées.
Tout est revenu à la normale depuis.
papa et maman et divers-3 (Small)

14/08/2006

Le cercle nautique de Bujumbura

Et dire que j'ai connu, dans les années 60, le cercle nautique sous eau.
Suite aux tremblements de terre les eaux du lac se sont mis à monter innondant la plage de Buja, le cercle nautique et certaines maisons en bordure du lac.
 
 
 

 

 
1964 suite à la montée des eaux, plus de plage, et une partie de la route est sous eau.